Y a un truc quand même qui me gêne avec ces sites, c'est la dilution des responsabilités. En effet le tenancier du site est normalement responsable des contenus publiés. Mais avec l'apport des WEB2.0-API, une part non négligeable du site/mashup est hors de son contrôle.
Prenons un exemple. Imaginons une api qui propose des news (un simple flux RSS mis en forme). Si dans le flux une information est 'erronée' (diffamation) le tenancier du site devient coupable de diffusion de fausses rumeurs.
Le problème se complique quand l'identification peut être faite avec un service (yahoo), le contenu est extrait de plusieurs autres services (Rss et consort), et que des ventes peuvent être réalisées via d'autres services (amazon, ...). Il faut naturellement prendre en considération que pour chaque service il existe des contrats (liant le service au tenancier), et une réglementation (internationale, va de soit).
Bref une complexité juridique, risquant d'entraîner la transformation d'internet en zone de non-droit (ou de droit non applicable)
Une petite idée saugrenue me vient à l'esprit (c'est dimanche, j'ai le droit). Sachant que la plupart de ces services sont proposés par des startups au modèle économique incertain (prestations gratuites/rachats par les multinationales) et que les espaces permettant de publier ces services sont souvent proposés par des sociétés hégémoniques (Myspace de Microsoft, blog de groupe de média...). Ni aurait-il pas là, une volonté affichée de la part de ces ultra-libéraux, de créer volontairement une zone de non droit pour mieux faire leur affaires tranquillement ?
Notes
Pour ceux qui voudraient avoir un apperçu des possibilités de ces services estampillés WEB2.0, ils peuvent lire ce blog que j'ai découvert ce matin.
Pour ceux qui voudraient déléguer un peu plus leur responsabiliter de diffuseur : Identification centralisée expliquée, Contrôle des commentaires...
Commentaires
Très bon billet et merci pour le tb.
br1oC'est vrai que dans le cas où un blog se fait l'écho, via un flux RSS, d'une information erronée on peut se demander qui est responsable.
Ma conviction, en tant qu'éditeur (blogmestre ?) est qu'il m'appartient de veiller au contenu, et même si je ne me sens pas responsable des propos tenus dans les commentaires, je me sentirais coupable de laisser passer des propos "hors la loi".
La question subsidiaire est : Avec la multiplication et la complexité des flux de contenus ou de service , as tu les moyens de contrôler ?
Jérôme